top of page

Lilian Euzéby
Se reposant sur le cours du ciel
2 mai > 15 juillet 2024

Lilian Euzéby construit une œuvre imprégnée par la poésie, le sacré et la mémoire.

L’un des grands sujets de son œuvre est la rêverie que suscitent l’eau et son cycle. Quand on sait, que l’eau est le matière essentielle à l’élaboration des peintures de Euzéby, on devine aussi, une allusion appuyée au travail dans l’atelier ...

Tracassé par les idées de finitude, Lilian Euzéby se rassure avec le Fleuve et sa Mer. Leurs eaux, calmes ou agitées, sont au cœur de ces paysages comme elles sont au centre des questionnements de l’artiste. Et aux yeux de Lilian Euzéby, le ciel et les étoiles en sont un reflet évident. 

Le peintre lie le dessin stellaire ou circonstanciel dans le respect du classique mais dans des papiers fort délavés. Des états vacillants reconstitués. Un doute cosmique habite ses paysages, dont la nature rugueuse est le jouet de forces manipulatrices qui renversent l’ordre des éléments, ou encore se présente dans une apparente sérénité, tels des lacs tranquilles.

Dans l’œuvre de Lilian Euzéby, l’écrit donne les clefs pour appréhender le paysage mais il ouvre, aussi, des brèches dans les zones admises de l’espace et du temps. L’artiste nous force à progresser dans les traces laissées par la peinture. C’est véritablement un cheminement au travers d’un paysage selon la tradition classique du genre. Mais il est aussi une exploration presque scientifique de la toile, qui, telle une paroi, dévoile alors ses grains de matière, ses marques, ses inscriptions, et se transforme en un vrai territoire mystérieux et poétique.

L’artiste s’interroge sur le temps et la perception que nous en avons. Le spectateur curieux pourra ainsi se perdre dans un parcours étrange, mélancolique parfois, construit sur des paysages déroutants et métaphysiques où le présent, le futur et le passé se superposent et se confondent.

bottom of page